Histoire et patrimoine

L'HISTOIRE :

Les origines d'Alby sur Chéran

pont vieux de lancelot

 

Les origines d'Alby sur Chéran remontent au Moyen Âge.
A cette époque, la cité était divisée en deux paroisses distinctes: Saint Donat et Saint Maurice.

Ces deux communes sont nées d'une rivière, le Chéran, pour des raisons aussi bien stratégiques qu'économiques.
Le passage à gué sur le Chéran était en effet une voie de communication obligée entre les villes d'Annecy et de Chambéry.

Les châteaux

chateau de monpont
Voilà pourquoi pas moins de sept châteaux en assuraient la défense.
De ce système défensif, il ne reste aujourd'hui que le château de Montpon (demeure privée), rebâti à la fin du XVème, et quelques vestiges dont le choeur de la chapelle Saint-Maurice.

Les cordonniers albygeois

L'afflux de voyageurs a également permis à l'artisanat de se développer.
En particulier la cordonnerie qui a été, jusqu'au début du XXème siècle, l'activité principale d'Alby.
On pouvait compter en 1880 environ 300 cordonniers sur une population de 1200 habitants.
Leur réputation était grande car ils se rendaient sur tous les marchés et toutes les foires de la Savoie et de l'Ain.
Les facteurs des Alpes ont d'ailleurs été chaussés par des souliers albygeois pendant plusieurs siècles.
Leur activité a eu pour effet de développer la «Rue étroite» et la place du Trophée, où ils travaillaient le cuir.

Les ponts

le pont vieux
La construction au XVIIème siècle du Pont Vieux marque le début de la prospérité du bourg.
Celui-ci sera remplacé vers 1720 par un ouvrage d'une seule arche, alors qu'il en comptait trois auparavant.
Avec la construction de la route royale reliant Annecy à Chambéry entre 1827 et 1840, Alby se dote en 1828 d'un nouveau pont appelé le Pont Neuf.
Il permettra le développement d'un nouveau quartier et détournera les voyageurs du Pont Vieux.
Le 29 août 1860, passage de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie sur le Pont Neuf.Le pont neuf
Pendant la seconde guerre mondiale, le Pont Vieux et le Pont Neuf furent détruits.
Le Pont Vieux a été reconstruit à l'identique alors que le Pont Neuf est devenu une simple passerelle.
C'est à cette période qu'un nouveau pont pour la route nationale a franchi le Chéran plus en aval.

Le Pont Vieux
Le passage du Chéran se faisait à gué, à l’extrémité amont de l’îlot central, jusqu’à la construction du premier pont reliant Chambéry à Annecy par la voie principale.
Vers 1720, l’ancien pont (3 arches au Moyen Age) est remplacé par un ouvrage d’une seule arche de pierre et de brique, qui, détruit en 1940, est reconstruit peu après suivant le même modèle.


Le Pont Neuf ou Pont Pierre Paillet
Le Pont-Neuf a été construit en même temps que la route royale. C'est-à-dire dans la première moitié du 19ème siècle.
Détruit lors de la seconde guerre mondiale, il devient une simple passerelle en bois car la route nationale bénéficia d’un nouveau pont plus en aval.
En 1954 la passerelle devint un pont métallique afin de désenclaver le bourg.
Puis en 1991, il fut reconstruit dans une version plus moderne et rebaptisé en Pont Pierre Paillet, en l’hommage à l’ancien Maire d’Alby et conseiller général.

Création de la commune actuelle

Naissance d'Alby
En 1788, les deux paroisses de St Donat et St Maurice se réunissent pour devenir Alby.
La commune ne prendra le nom d'Alby-sur-Chéran qu'en 1860, lors de l'intégration de la Savoie à la France. Ceci certainement afin d'éviter toutes confusions avec la ville d'Albi dans le Tarn.
En 1862, création de l'actuelle mairie.

L'électricité à Alby

Electricité à Alby
Grâce à l'édification d'un barrage en bois et à l'installation d'une dynamo sur le Chéran,
Alby fut, en 1888, l'une des premières communes de France à avoir un éclairage électrique.
Reconstruit en béton en 1904, il produisit de l'électricité jusqu'en 1927.

La fonderie des Alpes

La fonderie
Au début du siècle dernier, l'industrialisation de la cordonnerie a fait rapidement décliner l'artisanat local.
C'est une fonderie, la «Fonderie des Alpes», qui a maintenu une activité économique dans la commune de 1915 à 1984.
Elle a employé jusqu'à 150 ouvriers et elle traitait la fonte, le bronze et l'aluminium.


LE PATRIMOINE :


Le bourg médiéval


La place du Trophée dans le vieux bourg était le lieu de travail principal des cordonniers. C’est pourquoi un musée leur a été dédié à cet endroit.
Sa forme est exceptionnelle puisqu’elle est triangulaire. Les plus anciennes arcades (celles du côté sud-est) datent de la fin du Moyen-âge (XVe) mais les habitations ont été rebâties suite à d’importants incendies.
Les pas-de-porte des anciens ateliers sous les arcades sont tous différentes et réalisés avec les pavés du Chéran, dont on dit que la couleur change en fonction du temps.
Le site est inscrit depuis 1943.

Les berges du Chéran


Le Chéran est une magnifique rivière qui prend sa source à 2163 m d’altitude dans le massif des Bauges (parc régional) en Savoie, et se jette dans le Fier à Rumilly en Haute-Savoie.
Il parcourt 50.8 km et traverse plus de 20 communes différentes.
Sa partie la plus spectaculaire, et sauvage, se situe sur toute la portion entre Cusy et Marigny Saint Marcel.
A partir de là, son cours se perd dans les méandres au fond d’un couloir parfois très étroit et aux falaises dominantes.
Aucun barrage hydroélectrique, aucune canalisation, aucune pollution systématique de grosses usines ne vient troubler son équilibre.

La chapelle Saint Maurice

Il s’agissait certainement de l’ancienne chapelle du château du Pont-Vieux, dont on peut voir quelques fondations.
Elle souffre d’un incendie en 1732, qui ravage aussi le presbytère. La toiture est refaite en 1851.
En 1870, elle reçoit des vitraux de H. Baud, remplacés en 1924-25 par les vitraux actuels qui représentent les saints savoyards et les armoiries des familles nobles d’Alby.
Chantier International de Jeunes Bénévoles
En 2006, la mairie d’Alby sur Chéran fait appel à l’association Concordia afin de mettre en place un chantier international de jeunes bénévoles. Ces ouvriers en herbe avait pour mission de restaurer le parvis de la chapelle Saint Maurice…

L'église Notre Dame de Plaimpalais


Les travaux de construction commencent en 1953-54 grâce à la volonté de toute la population albygeoise et sous l’impulsion du curé de la paroisse de l’époque, l’abbé Perillat.
Les plans sont l’œuvre du célèbre architecte Maurice Novarina. Ouverture au culte en 1960, elle est inspirée du style byzantin.
Les murs sont en pierres apparentes, taillées à la main par M. Sasselini (7 premières années) et M. Lorini (2 dernières années), habitants d’Allèves.
Sa couverture est en ardoises et le plafond rectangulaire est revêtu de lames de bois en sapin du pays. Les font baptismaux sont sous le clocher, pour respecter la tradition byzantine.
En 1978, installation des vitraux créés par Alfred Manessier.
Les critiques considèrent les vitraux, faits à Chartres, dans les ateliers Lorin, et tous signés, comme une des meilleures œuvres de Manessier.

Le tombeau des Comtes de Thiollaz

Le Tombeau est situé sur le site de l’ancienne église de St-Donat.
Celle-ci a été détruite en 1934 par un glissement de terrain et un incendie.

Le sentier botanique des Crétêts

Ce sentier est réhabilité en 1998, sur les traces d’un ancien chemin reliant la chapelle Saint-Maurice à l’église de Plaimpalais.
Ce parcours a pour vocation de faire connaître les différentes espèces communément rencontrées dans nos forêts.

Le barrage

En 1888, un Albygeois,  M. Mugnier, scieur à la Maladière, construisit un barrage en bois à l’emplacement du barrage actuel.
Il fit creuser un canal de dérivation le long de la rive droite du Chéran et y adjoignit une dynamo de 100 mètres en aval du barrage, fournissant ainsi l’éclairage au Bourg et au Pont-neuf.
Alby devint alors l’une des premières communes de France à bénéficier de l’électricité.
En 1906, M. Mugnier vendit la concession à M Jean-Marie Martin, qui releva le barrage et déplaça l’usine juste en aval du barrage.
Les ruines du barrage ont été restaurées récemment et on peut accéder au site.

La mairie


La mairie a été construite en 1862 afin d’abriter la justice de paix, les écoles et les logements des instituteurs.
On peut observer dans l’entrée des plaques commémoratives aux noms des bienfaiteurs de la commune.
L’horloge a été donnée à la commune par M. Jean-Pierre Reinier en 1880.


L'HISTOIRE EN IMAGE :


Vous voulez en savoir + sur l'histoire d'Alby sur Chéran, venez visiter le musée de la coordonnerie 

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